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2013 - Poésie jusqu'au 16ème étage par l'escalier...

sortie en juin 2013
Bon de Commande


 

2008 - Mi-clos

1 - le tango argentin
2 - grand-père

3 - l'agent d' la caf 
4 - éric et jeanne
5 - la pâquerette
6 - milhoud

7 - le suicidé
8 - l'infirmière
9 - le détective
10 - le sanblec
11 - si t'es pas là
12 - les commères

13 - mon oncle marcel
14 - lisette 

 

Bon de Commande


"Mi-clos" album de la semaine sur Jambon-Beurre (RFO Saint-Pierre et Miquelon)


le tango argentin
  
J’allume l’autoradio

On parle de Kennedy

Avec Fidel Castro

Ché Guevara a pris l’maquis

10 ch’vaux sous le capot

Elle se lève elle se baisse

Du chrome sur les rétros

Que je suis fier de ma D.S

 

J’ai le cheveu plaqué

Bien brillant vers l’arrière

Le coup d’peigne gominé

M’a creusé des ornières

Sept tours de manivelle

Et doucement tombe la glace

Dans la portière bleu ciel

Je pose mon coude qui dépasse

 

               Refrain

Elle se remaquille dans la glace du pare soleil

Deux mouches de vanille juste derrière les oreilles

On file à la campagne à la recherche de prés jaunis

Les lèvres de cette femme me font oublier mes soucis  

 

J’l’ai rencontrée dimanche sur une berge à musette

Où les gens se déhanchent sous les lampions de la guinguette

Elle prenait sa revanche sur de maris très vilains

J’l’ai emmenée sur les planches pour un tango argentin

 

  

Pupilles dans les pupilles les mains jointes à peines serrées

On est parti en vrille après un verre de rosé

Sur ces talons aiguilles quand elle s’cambre tête penchée

Un joli bas résille passe de sa robe coupée

 

               Refrain

J’ai envoûté la fille en citant un poème pas sage

L’histoire d’un gorille qui s’échappe d’une cage

Et qu’pour Jo la cédille elle serait le papillon de sa chasse

Et qu’si elle était anguille je serais sa mère des Sargasses

 

J’imagine le tableau pour le déjeuner sur l’herbe

Autour des coquelicots des mots d’amour pleins de réverb'

Une ombrelle dépliée son fichu sous ses fesses les couverts bien lustrés

Comme mon beau petit service trois pièces 

 

D’une fatigue simulée je roulerai ma veste

Au bout d’la nappe quadrillée prévu aussi pour la sieste

Et je l’a déshabille sur les carreaux rouge et blanc

La liqueur de myrtille aidra sur ment les deux amants


 

Retour

 

   

 

grand-père

 


La cimenterie creusait la colline 
Un peu plus à chaque jour nouveau
Et grand père pédalait vers l’usine
La musette dans le dos
 
Sur sa casquette bleue de la marine
Coiffé en souvenir des poteaux
En souvenir des luttes sanguines

Trônaient la faucille le marteau
 
    C’était le rouge de la colère
Celle qui fait gonfler les bras
Des cocos des libertaires
Toujours devant au combat
 
Oui c’est à la couleur du sang
Qu’il avait r’peint toute son âme
Et c’est au chant des partisans
Qu’il a glané ses premières gammes
 
Il revoyait souvent les braves
Qui périrent à ses côtés
Et tout ces gens dans les caves
Sous des bombes qui tombaient

 

Elles étaient rouges par la colère
Les cerises du temps passé
Et je ne vois plus que du vert
Sur l’arbre de nos aînés

 

  
 

Et la tête souvent en friche
Le dos plié par les années
A remplir le ventre des péniches
De sacs lourds qui f'saient traîner les pieds
 
Alors pour faire passer la poussière
Et toute cette rengaine
Il y avait ce pinard amer
Qu’il buvait à grande fontaine
 
    C’était le rouge de la colère 
Celui qui te rend moins seul
Qui te fait oublier la misère
Celui qui met des pains dans la gueule
 
Le soir à la sirène venue
Avec Camille Robert et Lucien
Il reprenait le chemin tordu
Tous les quatre le vélo a la main
 
Et si un bar leur coupait la route
Et ben c’était l’accident la panne
Plus tard pleurait à grosses gouttes
En r’voyant son maquis d’Espagne
 
    C’était les larmes d’une guerre
D’un gamin parti au front
Abîmé dans toute sa chair
La haine a mangé le garçon
 
La cimenterie creusait la colline
Un peu plus à chaque jour nouveau
Et grand père pédalait vers l’usine
La musette dans le dos

Retour

 

   

 

l'agent d' la caf
   
Elle a trente-huit ans

Elle est fonctionnaire

Elle ne veut pas d’enfant

Elle a un chat gris clair

 

Excédée de ses journées

A répondre non au téléphone

Allocataires paumés

Qui lui font l’aumône

 

De tout ces gens qui chialent

Des gosses plein les bras

Prestations familiales

Qui ne suffisent pas… alors

 

               Refrain

Pour colmater les brèches

Elle pense à Saint-Domingue

Se refait quelques mèches

Et se paye quelques fringues

 

Le soir elle picole

Deux ou trois vers de blanc

La liberté lui vole

Son mec doucement

 

Il se dit solitaire

Et loin de tout système

Veut éteindre la lumière

Dans ses nuits à problèmes

 

Mais quand il partira

Sa guitare dans le dos

Il faut pas que dans six mois

Il revienne en sanglots… alors

 

               

  


Refrain

Mais lèche toi les babines

Y’a tant de mecs à honorer

Lui disent ses copines

Aux deux tiers divorcées

 

Éclate-toi samedi soir

Et fais les souffrir au lit

Et garde les au plus tard

Jusqu’au dimanche après-midi

 

D’façon il s’la pétait

Avec sa musique

Puis pour trouver ses phrases

Tous assez sympathiques …

 

   Refrain

Quand elle aura vaincu

Chagrins et déprimes

Enlevé les superflus

En f’sant du step piscine

 

Elle tombera sur celui

Qui lui demandera de rester

Au moins jusqu’au lundi

Et même pour l’éternité

 

Et la thérapie finit

Les valises sous les yeux

Les range c’est promis

Et jette les clés au feu

 

Retour

   

 

éric et jeanne
  
Il a planté ses sardines

Dans un terrain communal

Très loin de l’eau saline

Au milieu du Cantal

 

Un réchaud qui cuisine

Des œufs dans la poêle

Du vin et des tartines

Et c’est le chant des cigales

 

Refrain : Il y a bien Palavas

Et les filles en terrasse

Mais lui il s’en fout

De ces vacances à gros sous

Y s’fait bronzer à poil

En écoutant Jeanne Cherhal

 

L’évier, le bain, la machine

C’est l’abreuvoir du pré

Que lui prêtent ses voisines

Les vaches du père René

 

 

 

 

 

Sont gentilles et polissonnes

Plein d’expression dans l’regard

Mais quand il se savonne

Viennent pisser dans la baignoire

 

Refrain : Il y a bien Palavas

Et les filles en terrasse

Mais lui il s’en fout

De ces vacances à gros sous

Y’ s’fait bronzer à poil

En écoutant Jeanne Cherhal

 

Une gratte sortie de l’étui

Pour les fêtes du camping

Il n’y a qu’elle et lui

Sous les étoiles qui brillent

 

C’est bien d’être ambidextre

Pour jouir d’son idole

Mais il en faut des kleenex

Pour les grandes soirées folles

 

Refrain : Il y a bien Palavas

Et les filles en terrasse

Mais lui il s’en fout

De ces vacances à gros sous

Y’s’fait bronzer à poil

En écoutant Jeanne Cherhal

              

Retour

   

 

la pâquerette


Semée par le vent

Accouchée de la terre

Elle pousse lentement

D’une pluie nourricière

 

Elle orne sa corolle

Sa tige et son duvet

Diffuse son arome

Aux habitants du fossé

 

Elle se veut friande

Sucrée avant l’automne

Aux abeilles gourmandes

Offre son cœur tout jaune

 

Refrain

Mais la planète ne va pas bien

Pas sur de revenir l’an prochain

 

Trop de pollution

Lui fait monter la fièvre

Le fric la production

Lui ont troué la plèvre

 

Rongée aux racines

Camée par les engrais

Pas rose d’être la voisine

De palier d’un champ d’blé

 

 

 

 

 

Embellir ce monde

C’est l’rôle du végétal

Mais éclore sur une tombe

N’est pas paradoxal

              

Refrain

Y’aura-t-il encore

Au siècle suivant

Des champs de bouton d’or

Pour les jeunes amants

 

Des bruyères qui dansent

Sur le chant du mistral

Enivrant la pitance

Au dormeur du val

 

Qu’elle ne soit pas souvenir

J’veux encore voir la pâquerette

Embellir le sourire

A la bouche du poète


Retour

   

 

milhoud


Il a r’fait la décoration

De sa p’tite piaule

En blanc et vert

Accrocher ses groles à crampons

Prés d’ l’équipe d’Alger en poster

 

Il a collé jusqu’au plafond

Des p’tites photos à vingt centimes

Y s’voit déjà vec son ballon

Juste a coté des figurines

 

Six mêtres carré même pas d’balcon

Voisin des odeurs de cuisine

En plus la cohabitation

Vec les poupées d’ses deux frangines

 

Refrain

Il n’a pas grandi en banlieue

Pas pour ça qu’il est plus heureux

Le même fardeau dans les talons

Il n’est pas blanc aux cheveux blonds

 

Depuis cette nuit y’a du ramdam

Au camping de Saint-Laurent

La pluie su’l’toit d’la caravane

S’écrase au creux de ses tympans

 

Il se saqu’ quand même du pieux

Le blues du lundi sur le dos

Il fait ses d’voirs du CM2

D’vant son bol de chocolat chaud  

 

Et il s’en va vers la primaire

Des miettes de pain plein les livres

Il fait un p’tit signe a son père

Qui épluche des fils de cuivres

 

 

 

Les coups à la récréation

Qu’il prend pour ses origines

Le renvoie vers d’autres horizons

Quelque part en terre magrébine

 

Dans cette volière d’imbécile

On l’traite de tous les noms d’oiseaux

Mais il s’en fout d’ses volatiles

Gavés nourris d’ graines d’idiot

 

Ce qu’il le touche au plus profond

Le ronge le saigne sous la poitrine

C’est qu’y’a même d’l’a ségrégation

Dans les assiettes de la cantine

 

Refrain

 

C’est à la fin d’Récré A2

Après nos BN et nos bananes

Qu’on s’ prenait pour des grand footeux

Qu’on refaisait d’nouvelles cabanes

 

Les années passes et la gangrène

Dévores les lettres de ton prénoms

La misère nourrit ce FN

Le soir à la télévision

 

Toi qui rêvais d’une belle vie

D’avant centre ou même d’agent double

Qu’est tu devenue mon ami

Mon pote Benzemour Milhoud

 

 

 

 


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le suicidé


J’ai essayé le gaz

Quand elle m’a dit adieu

Mais la bouteille était naze

A cause du pot-au-feu.

 

Qu’j’ui avais fait le dimanche

Avec du bœuf bio français

Et du céleri en branche

Comme sous les aisselles de mémé

 

Refrain

J’en avais vraiment plein les bottes

Et dire qu’j’dois la vie

A deux bouts de plates côtes

Et trois poireaux bouillis

 

Allongé sur les rails

Longtemps j’ai attendu

Qu’il arrive le Corail

Il n’est jamais venu

 

Un salaud dans la misère

Venait de se faire griller

Sur une des caténaires

Et tout le trafic fut stoppé

 

Refrain

J’en avais vraiment plein les bras

Et dire qu’j’dois la vie

A un chômeur en fin de droit

Et ces trois gosses pleins d’appétit

 

En me jetant du troisième

J’avais pas vu mémère

Qui faisait faire sa chienne

Dans les fleurs du parterre

 

La tête dans le coccyx

Elle ne parlera plus

Elle m’a sali de sa varice

Quand j’ui ai tombé dessus

 

 

 

Refrain

J’en avais vraiment plein le dos

Dire qu’j’ dois la vie

Au besoin d’un cabot

Et les cent kilos d’une mamie

 

J’ai essayé le fusil

Hérité de mon grand-père

Il n’avait pas servi

Depuis la Deuxième Guerre

 

Quand j’fis feu sur ma tempe

Une rose en est sortie

C’était pour cette allemande

Qu’il enfleurait depuis le maquis

 

Alors j’ai dit stop à la mort

Vive la vie

Des filles y’en a plein les ports

Et plein les terres aussi

 

Et j’ai sauté du pont

Monique de son prénom

Une sportive et nympho

Pleine d’imagination

 

Après le bilboquet breton

Et quatre heures de missionnaire

J’ai laissé les poumons

Sur l’oreiller de ma bergère

 

J’avais retrouvé le moral

Et puis l’envie

Mais dans ce rallye vaginal

J’y ai laissé la vie

 

 

 

 

 

 

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le détective


C’est un détective

Pas loin de Central Park

Y’a un glaçon qui dérive

Dans son verre de Cutty Sark

 

Un saphir poussiéreux

Fait craquer le vinyle

Son bureau est crasseux

Il attend pas un coup de fil

 

Refrain : Il rêve de gloire

Pour en mettre plein les yeux

A la fille du jazz-bar

Et oui Jack Sbow est amoureux

 

Pour toute arme un Canon

Au grand zoom qui s’déplie

Putain faudrait qu’ça sonne

Y’a encore 3 ans d’crédit

 

L’en a marre de chasser

Les femmes infidèles

Et d’les photographier

Jusqu’à la porte des grands hôtels

 

Refrain : Il rêve de gloire

Pour en mettre plein les yeux

A la fille du jazz-bar

Et oui Jack Sbow est amoureux

 

 

 

Y s’balance sur sa chaise

Dans les mains Agatha Christie

S’prend pour le flic balaise

Qui enquête dans l’manuscrit

 

Il marche dans la vapeur

La nuit dans une petite rue

Y’a même un chat qu’a peur

Et même un clodo bien étendu

 

Refrain : Il rêve de gloire

Pour en mettre plein les yeux

A la fille du jazz-bar

Et oui Jack Sbow est amoureux

 

Un jour il f’ra la Une

Y pass’ra aux infos

Et gagnera assez de tunes

Pour s’acheter le bistro

 

Il emmènera sa brune

Toute une semaine à Acapulco

Plus question qu’elle allume

 Et ni d’servir tous ces poivrots

 

Refrain : Il rêve de gloire

Pour en mettre plein les yeux

A la fille du jazz-bar

Et oui Jack Sbow est amoureux

 

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si t'es pas là


C’est pas que je regrette la vie

Enfin si quelquefois

Mais tu vois moi c’qu’on m’propose ici

Eh ben ça me convient pas

 

C’est pas que je sois misanthrope

Même si parfois tout s’enraye

Quand je vois mes compatriotes

Bien muets devant leurs fiches de payes

 

Refrain

Alors m’en veux pas si tu n’es pas là !

Petit blond petite blonde

Travail famille et tout le tralala

M’ont vraiment rendu l’âme inféconde

 

C’est vrai qu’des fois je pense à toi

Une ballade avec le chien

Et tes phrases qui commencent par pourquoi

Un doigt pour te tenir la main

 

Un sac de billes, une belle fronde en bois

Quelques poupées une belle dînette

Ah putain merde c’est vrai qu’c’est plus comme ça

C’est Lara Kroft et les jeux sur le net !

 

 

 

J’t’amènerai jamais à l’école

Sécher tes larmes sur son chemin

Par des mots qui rafistolent

Par une histoire de lutins

 

Comment ferais-je ton éducation

Je ne sais même pas où je vais

Je ne vois rien de beau à l’horizon

J’n’ai pas les bottes pour ce merdier

 

Ici bas rien ne se partage

Pour de la thune il te faut procréer

Plus t’as de gosses plus tu es sage

Et plus tu bosses la tête baissée

 

Je ne veux pas que tu sois l’otage

De tous ces gens pétés de blé

Je ne veux pas que tu rentres dans les cages

Où il n’y a que des restes à bouffer !

 

 

 

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les commères


Tous les jeudis au marché

Des cancanages à tout va

Résonnent dans toutes les allées

Tout est bon pour faire débat

 

Et ça fouille et sa dissèque

La moindre rumeur qui passe

Et ça chuchote en petit cercle

Et fait vite le tour de la place

 

Toutes les langues de vipères

Sifflent et frétillent à la venue

Du rendez vous hebdomadaire

Commérages dernier cru

 

Refrain

Le poireau  qui déborde du sac

Montre qu’on n’est pas venu pour rien

Il finira, moisi dans le bac de leur frigo

Qui est pourtant plein

 

Des il parait des on m’a dit

De sources sûres moi je le sais

Que la Sophie passe dans le lit

Du facteur après sa tournée

 

N’ont pas torturé l’dictionnaire

Ni ramé sur le bateau ivre

Quand t’entends leur vocabulaire

Elles n’ont pas corné beaucoup d’livres

 

Oh ben elle, elle peut avoir un beau cul

Elle ne fout rien d’ses journées

Elle passe son temps a s’ faire monter d’ssus

Y parait qu’son homme il n’a rien à bouffer

 

 

 

Refrain 

 

Il y a même les plus ridées

Qu’aucune crème ne console

C’est leur mépris qui fait tourner

Leur bon vieux moulin de paroles

 

Malgré l’arthrose qu’elles se traînent

Elles colportent leurs insanités

Sur une voisine peu puritaine

Ou d’un voisin trop coloré

 

Et elles font la queue chez l’boucher

Vu que c’est elle la plus longue

Et quand elles sont à court d’idées

Dissertent sur l’état d’un concombre

Refrain

 

Quand elles se mettent un peu de fard

C’est toujours à discrétion

C’est pour pas soulever les regards

De leur vieilles copines à chignon

 

Ont-elles au fond la vie belle

Ces ménagères sans passion

Entre la lessive et la vaisselle

Tupperware  et ses réunions

 

Et quand se vident les étals

Que les cageots jonchent le sol

Elles se gardent un peu de scandale

Pour la sortie des écoles

 

 

 

 

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mon oncle marcel

 

J’avais 13 ans à l’enterrement

De mon arrière grand oncle marcel

Bien sur encore dans les rangs

Et sous le drapeau maternel

Hissé bien haut au mât des chiants

Planté profond dans ma cervelle

Ça faisait comme ça :

 

Ok d’accord je rentre ma ch’mise

Dans mon pantalon d’flanelle

Je n’frai pas d’bruit dans l’église

J’dirai bonjour a tante estelle

Qui m'a claqué ses baveuses bises

En m’demandant 10 fois comment j’mappelle

 

Sous sa permanente violette et grise

Y’avait plus rien de fonctionnel

S’ mandait pourquoi on l’avait mise

Au premier rang devant l’autel

C’était dans un bois avec de la frise

Que faisandait son p’tit cécel

 

Refrain

Tu s’ras poli et tu s’ras sage

Fallait dire oui à tout bout d’champ

Y’a des mères qui soignent leur image

Sur le dos de leur enfants

   

Maman vantait mes qualités

De paroissien de première ligne

Moi j’m’intéréssais au curé

Comme un cochon a la cuisine

Je n’avais que dans l’idée

Le petit cul de ma voisine

 

Oui je bandais pour Chrystelle

Ma p’tite cousine de Montpellier

Avec ses cheveux plein d’soleil

Et d’la ferraille plein son dentier

J’la voyais nue  avec le missel

Debout penchée su' l'bénitier

 

 

 

 

Je savais déjà tout d’l’amour

Seule la pratique me manquait

J’étais le coq des basses cours

Je m’inventais des poulaillers

Je chantais 4 fois par jour

Seul dans ma chambre les yeux fermés

 

Refrain

 

Tu feras bien ton signe de croix

Chante fort que l’on entende

Déplace-toi au divin repas

Garde bien l’hostie sous ta langue

Et puis surtout n’oublie pas

D’ montrer ton billet à l’offrande

 

Quand ce fut l’heure du festin

De leur cantate qui effraye

Je n’ai pas bouffé leurs pains

Me suis bouché les oreilles

Pour tout aumône au sacristain

J’ui ai craché dans la corbeille

 

Des gens trahissent leur orgueil

Aux pieds de vierges en statue

Ma mère a chaviré de l’œil

Quand j’ai gueulé mort à jésus

Et s’est vu dans le cercueil

Quand je leur ai montré mon cul

Refrain

   

Laissez traîner vos gamins

Dans les square les no man’s land

Seuls un jour ils trouveront bien

La bonne route qu’il faudra prendre  

 

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